BENIN 2018 Bénin Alafia

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Projet ONG Bénin Alafia : futur partenaire de nos projets humanitaires/solidaires au Bénin 

Compte rendu séjour janvier Février 2018

 

Lors de ces 2 passages nous avons accompagné l'ONG sur le terrain. Les journées ont été chargées et riches en émotions.

  • Avec Michel et Blaise, nous sommes allés dans un village pour sensibiliser les enfants d'une école primaire au trafic d'enfants. En effet, la proximité avec le Nigéria pousse des rabatteurs à contacter les familles pour leur proposer du travail pour leurs enfants au Nigéria moyennant une somme versée à la remise de l'enfant, souvent très modeste (20000CFA) et en promettant des versements mensuels par la suite. Ces familles qui ont du mal à nourrir les enfants envoient donc 1 ou plusieurs enfants en espérant avoir des rentrées d'argent pour nourrir le reste de la fratrie et avec l'objectif de récupérer les enfants dans les 2 ans.

la réalité est beaucoup plus dure et nombre d'enfants exploités dans des mines ou pour la prostitution ne reviennent et les parents ne touchent rien.

la veille de notre passage, un affrontement avait eu lieu avec les Peuls qui traversent le secteur avec les troupeaux. Les familles n'ont donc pas envoyé les enfants à l'école par peur et nous avons été accompagné de militaires.

Nous avons pu discuter avec le directeur et des enseignants qui nous ont exposé leurs problèmes et leurs besoins que l'on retrouve dans toutes les écoles du Bénin : le manque de tables, bancs, fournitures scolaires etc...

Malheureusement, nous n'avons pas la capacité d'aider tout le monde.

  • EPP d' AKPAKANME

Nous sommes retournés aussi dans l'école d'AKPAKANME pour remettre matériel et ballons de foot en janvier puis inauguration des tables et bancs commandés en février.

Bénin Alafia avait fait réaliser près de 2( bancs et tables avec l'argent laissé en Janvier.

L'école s'est mise en 4 pour nous remercier, chants, danses puis nous avons été invités à boire un verre dans un maquis de proximité.

  • Ecole dans commune d'Adjarra

Dans cette école l'ONG Bénin Alafia a initié une sensibilisation à l'importance du lavage des mains.

Des enfants ont sensibilisé les autres sous forme de sketchs.

Ces sensibilisations par les enfants permettent aussi de toucher les familles.

Dans cette école il n'y avait pas de bassines ni de savons pour que les enfants puissent ainsi mettre en pratique tous les jours. Nous avons donc accepté de financer bassines, savons.

Compte rendu séjour Octobre 2017

Nous avons rencontré l’équipe de l’ONG locale  Bénin Alafia avec à sa tête son président Mathieu Kakpo aidé de Blaise directeur exécutif, Michel chargé de la com, Jean Eudes chargé de la planification, Claire la secrétaire, l’assistante sociale.

L’association existe depuis 1997 et mène des actions au profit des enfants démunis.

 

Actuellement ils suivent un peu plus de 300 enfants, interviennent dans différentes écoles pour des programmes divers sur la santé, l’hygiène, et essayent de trouver des partenaires qui puissent les accompagner, les représenter en Europe et trouver des moyens financiers.

Ils louent un bâtiment pour l’ONG à Porto Novo et la structure est financée sur fonds privés par le président qui est opticien.

 

Les membres de l’équipe n’ont pas de salaire, juste des primes pour couvrir leurs charges. Ils sont payés quand des projets se mettent en place financés par des organismes extérieurs.

Ils ne disposent pas d’un centre d’accueil, de formation, loisirs etc…

 

L’équipe nous a emmenées sur le terrain dans 2 écoles à la périphérie de Porto Novo :

 

  • Ecole primaire de AKPAKANME AVALIGBO

Accueil en chanson des 541 enfants.

Il y a 6 classes du CI au CM2. Les classes sont surchargées :

CI : 83

CP : 115

CE1 : 123

CE2 : 116

CM1 : 58

CM2 : 49

80% de réussite au certificat mais on constate que plus de 50% arrêtent leurs études avant le CM2.

 

Dans cette école il n’y a pas assez de classes. Sur les 6 il y en a 2 sans murs.

Les bancs et tables sont insuffisants et les enfants en surnombre sont assis par terre. Certains apportent un tabouret de chez eux qui leur sert de table.

¼ des enfants n’ont rien pour manger (il faut à peu près 500 CFA / jour pour se nourrir à l’école) Les instits essayent de les aider quand ils peuvent.

Sont encore en plus grande précarité les 49 orphelins (de père, de mère ou des 2) qui n’ont aucun moyen.

 

Sans manger, difficile de se concentrer pour travailler. Sur ces publics l’échec scolaire est grand.

 

De plus il n’y a ni latrines, ni eau dans l’école, ni cantine, ni centre de santé.

 

Les conditions sont extrêmement difficiles pour tous.

Le directeur se bat comme il peut pour réussir à aider ces enfants. Il lui arrive même d’aller les chercher chez eux.

La scolarisation ouvre de meilleures perspectives de réussite professionnelle.

L’année prochaine, il est prévu 9 classes mais pour le moment l’Etat ne débloque pas les fonds et ce sont les parents qui tentent  de construire des abris pour les accueillir.

 

Le directeur a sollicité l’aide de l’ONG Bénin Alafia.

 

Après discussions, les besoins sont multiples.

 

  •  le projet pour aider les plus démunis est de faire cultiver par les enfants sur le terrain de l’école des cultures maraîchères, à consommer ou vendre pour arriver à une autonomie alimentaire. Pour cela il faut donc de l’eau et la nécessité de forer(forage et pompe coût : 950 000 CFA soit 1450 euros). Il  a été évoqué la possibilité de contacter un spécialiste de l’alimentation pour apprendre à constituer le repas complet nécessaire au développement et par la suite former les mamans. Peut-être est-il possible de développer un programme de nutrition alimentaire !

 

  •  l’école a besoin de construire les classes manquantes, sachant qu’un module de 3 classes coûte plus de 30 000 euros, des latrines, une cantine, un coin santé.

  •  l’urgence est d’équiper les classes de bancs et tables suffisants (1 banc + table pour 2 coûte 45 euros)

 

  • Fournitures scolaires : l’Etat depuis 2 ans ne fournit plus les cahiers d’activité nécessaires à l’apprentissage à l’ensemble des enfants, sachant qu’un cahier coûte entre 1500 et 2000 CFA et que chaque enfant doit en avoir 6 ?? dans l’année. De plus ils n’ont pas tous les cahiers, crayons pour travailler.

 

  • Prise en charge plus spécifique des orphelins ou enfants en grande précarité : il serait intéressant de connaître le coût mensuel d’accompagnement de ces enfants en englobant, le kaki, les fournitures, l’alimentation. L’ONG Bénin Alafia aimerait trouver des parrains marraines.

 

Le directeur a aussi fait part de son souhait d’orienter les enfants en échec vers l’apprentissage pour apprendre un métier. Il faudrait donc un centre de formation professionnelle.

 

A la suite de cette visite nous avons dû nous rendre chez le député DONHOUAHOUE. Celui-ci a fait venir la radio et lors de cette entrevue s’est engagé à l’antenne sur les cahiers qu’il avait en sa possession et hors antenne a annoncé qu’il allait fournir 20 bancs et tables à l’école. A suivre….

 

  • Ecole primaire des Aguégués

 

Malgré le retard pris chez le député,  nous sommes partis vers les Aguégués par une piste très mauvaise. L’accès final se fait en barque.

Les Aguégués sont un ensemble d’îles habitées essentiellement par des pécheurs.

 

Nous avons rencontré le directeur du cabinet du maire et son adjoint. La commune compte 44562 habitants, 3 arrondissements, 23 villages. 90% de la population est analphabète.

Leur inquiétude est grande car le lac s’assèche et le rendement de la pêche diminue. Ils étudient donc la possibilité de mettre en place la pisciculture pour s’en sortir.

 

Nous avons visité une école primaire. Le constat est exactement le même qu’à l’école précédente : manque de matériel scolaire, bancs tables, cahiers etc… Un problème supplémentaire s’ajoute lié à l’environnement géographique. Les terrains sont imbibés d’eau ou carrément sous l’eau en période de crue. Nous n’étions pas en saison des pluies mais nous n’avons pu accéder ni aux latrines, ni à 2 classes carrément inaccessibles. Il manque des plateformes dures pour pouvoir passer d’une classe à l’autre.

 

Les besoins urgents sont donc : cahiers d’activités, kits fournitures scolaires, tables et bancs, et les moyens pour lancer la pisciculture même au niveau des enfants pour arriver par la production de poissons à une autonomie alimentaire.

Le fait qu’il y ait si peu de cahiers d’activité donnés par le gouvernement pousse les parents à ne pas envoyer leurs enfants en classe et le taux de fréquentation de l’école est insuffisant.

 

Nous sommes parties, l’âme à l’envers en laissant un petit Mickaël qui voulait tellement qu’on l’emmène avec nous.

 

Debriefing Benin Alafia

 

A la fin de notre séjour nous avons fait un point avec l’équipe de Bénin Alafia.

Le constat des besoins partout où nous sommes passées est clair : pas de moyens, pas de bonnes conditions de travail, peu d’alimentation etc…

 

Nous expliquons à l’ONG que nous ne sommes qu’une petite asso. Notre envie d’établir un partenariat avec l’ONG est réelle et sera étudiée en janvier et février lors du passage de GDS au bénin.

 

Notre aide peut se faire en 2 temps :

  • A Court terme, février, nous allons étudier les priorités des 2 écoles avec l’ONG. Il nous manque les coûts divers pour affiner notre engagement. Les pistes sont nombreuses du forage aux cahiers en passant par les kits scolaires, les bancs, tables et le soutien alimentaire etc… l’ONG doit nous indiquer les priorités. Il nous paraît indispensable de donner un peu aux 2 écoles car notre passage a fait naître beaucoup, trop, d’espoirs !

  • A long terme nous devons étudier avec l’ONG les axes de dvpmt prioritaires :

    • Santé hygiène alimentation

    • Education

    • Formation professionnelle

    • Accueil, loisirs pour les enfants les plus délaissés ?

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